Grèves dans l'enseignement : des inquiétudes croissantes
27 janvier 2025
Ces 27 et 28 janvier, les syndicats ont appelé les enseignants à faire grève et une grande manifestation est organisée ce lundi à Bruxelles. Si l’UFAPEC n’a pas à se prononcer sur toutes les revendications exprimées, elle doit faire entendre les inquiétudes croissantes des parents.
En effet, la disparition de la possibilité pour beaucoup de jeunes, programmée dès la rentrée scolaire prochaine, de poursuivre un parcours dans des 7es années de l’enseignement obligatoire inquiète de plus en plus. Certains ne sont pas assurés de trouver dans l’enseignement pour adultes (anciennement promotion sociale) et les organes de formation professionnelles la formation dispensée dans ces 7es années. Aucun cadastre ne vient aujourd’hui leur indiquer où ils pourraient se rendre et nulle information n’est donnée quant aux impacts financiers de cette décision du gouvernement pour le portefeuille des familles, d’autant plus que l’enseignement pour adulte doit fonctionner sur base d’une enveloppe fermée.
Alors que la réforme du Pacte pour un enseignement d’excellence vise à accroitre la réussite scolaire et promeut des choix positifs de formation qualifiante, il est paradoxal de voir fermées des portes qui conduisent pourtant bien davantage à l’emploi au sortir du parcours. Pour l’élève qui aurait prévu de fréquenter une 7e année, se voir décerner son CESS à la fin de la 6e ne sera plus une fête. En effet, il verra son projet remis en question. Il faut pourtant rappeler que les élèves qui fréquentent une 7e année sont dans une démarche de réussite scolaire et de professionnalisation qui les mettent dans la situation d’être engagés directement et d’être très vite performants. Des parents voient leurs enfants découragés et déçus dans leurs objectifs. Ils ne comprennent pas pourquoi le gouvernement a décidé de fermer de la sorte des horizons motivants.
Par ailleurs, d’autres parents s’inquiètent des reports annoncés dans la mise en place de l’accompagnement des jeunes en situation de décrochage et de l’arrêt de la gratuité à la fin de la 3e primaire.
L’UFAPEC, parce que cela fait partie du cœur de sa mission d’organisation représentative des parents et associations de parents d’élèves de l’enseignement catholique, se doit de relayer ces inquiétudes et d’alerter les responsables politiques des conséquences de leurs décisions, qui pourraient s’avérer plus que néfastes.
Pour toute question/contact presse :
Bernard Hubien, Secrétaire général
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