Réseau Prévention Harcèlement (RPH)

Le Cyberharcèlement

Les médias numériques sont massivement présents dans la vie des jeunes. Ils sont utilisés à la maison, en rue, à l’école et même parfois pendant les cours. On y bavarde, on y travaille, on y joue, fait des rencontres… Deux tiers des 11-13 ans et presque tous les 13-17 ans disposent d’un compte sur un réseau social. Faire partie de la grande famille des usagers des réseaux sociaux, c’est entrer de plain-pied dans la vie des «grands».

Ces réseaux sociaux constituent pour les jeunes un lieu d’apprentissage de la vie de futur adulte et d’élaboration de leur identité. Ils se frottent aux codes propres à leur classe d’âge, qu’ils testent à la fois dans le monde physique et via les écrans. Dans ce contexte, sociabilité physique et sociabilité numérique fonctionnent comme des vases communicants : ce qui se passe à l’école est discuté le soir sur Internet, et ce qui est discuté le soir en ligne est repris le matin en classe. Les jeunes s’y retrouvent d’autant plus volontiers que ces lieux de rencontre sont gratuits et n’imposent pas de déplacements coûteux en temps et en argent.

Les réseaux sociaux permettent également aux jeunes de valoriser et valider leurs goûts et pratiques culturelles, de maintenir les liens avec les amis éloignés ou la famille dispersée. Ils peuvent s’entraider pour les travaux scolaires, être au courant d’activités extérieures intéressantes, etc. C’est aussi, pour ceux que la réalité corporelle inhibe, une alternative pour se sociabiliser et tenter progressivement l’aventure des rencontres amoureuses. Les usages ne se limitent pas aux contacts sociaux : les jeunes s’informent sur les sujets qui les intéressent (sport, musique, mode, beauté, humour…) et jouent en ligne avec leurs amis. Evidemment, ils en parlent peu avec leurs parents car l’adolescence est une période durant laquelle ils construisent leur autonomie.

De leur côté, les parents cherchent le difficile équilibre entre leur rôle éducatif et la quête de liberté de leurs enfants. Ils estiment souvent que les jeunes perdent leur temps sur Internet à des activités sans intérêt. Mais surtout, ils craignent de les voir tomber sur des contenus problématiques ou qu’ils fassent des «mauvaises rencontres». Ces craintes sont amplifiées par une plus ou moins grande méconnaissance des plateformes utilisées par les jeunes, au risque de les diaboliser. 

Les autres problèmes les plus fréquemment cités concernent les atteintes à la vie privée et au droit à l’image, les arnaques et rumeurs, la désinformation, les usages chronophages, etc. Certains usages relationnels sont également problématiques. Le cyberharcèlement fait partie de ceux-ci, en lien avec les pratiques de harcèlement qui se développent dans le monde physique. 

 

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