Analyse 2025 par S. Ryelandt
  • En quoi le capital informationnel des parents influence-t-il la réussite scolaire ? Le cas particulier des enfants d’enseignants

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01.25/ En quoi le capital informationnel des parents influence-t-il la réussite scolaire ? Le cas particulier des enfants d’enseignants

Introduction

Dans cette analyse, à travers l’expérience singulière d’élèves, enfants d’enseignants, nous nous intéressons à l’influence des ressources informationnelles des parents sur la réussite scolaire de leurs enfants.

Dans de précédentes analyses, nous nous étions déjà penchés sur les enfants d’enseignants et leur « remarquable » réussite scolaire, en tentant de comprendre pourquoi ils performent statistiquement mieux que les autres élèves, en ce compris ceux vivant dans des conditions socio-économiques comparables[1]. Si le capital culturel des familles d’enseignants, proche de celui de l’école, permet en partie d’appréhender cette réussite, d’autres facteurs doivent être pris en considération, comme, par exemple, une valorisation de l’école en tant que lieu d’apprentissages par ces parents, une inculcation du respect des enseignants auprès des enfants, un regard confiant sur la réussite de l’enfant accompagné d’exigences scolaires fortes à son égard, ou encore une familiarité avec le langage scolaire, qui permet aux parents enseignants de décoder des attendus scolaires parfois peu explicites[2].

Au-delà du capital culturel ou d’une facilité de compréhension du langage scolaire, la proximité des parents enseignants avec l’école n’est-elle pas aussi celle d’une connaissance du système scolaire et de son fonctionnement, qui ferait également partie des leviers soutenant la réussite scolaire de leurs enfants[3] ? En Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), dans un contexte d’enseignement secondaire fort hiérarchisé, où une école n’est pas égale à une autre, où les différentes filières d’enseignement sont inégalement valorisées et où, pour beaucoup d’acteurs scolaires (parents, enseignants…), « réussite » rime encore souvent avec « enseignement général », connaitre les arcanes du système scolaire n’est-il pas un avantage pour des parents qui souhaitent voir leur enfant accéder à un parcours d’études supérieures et y réussir  ?

Mais, les enfants d’enseignants ne subissent-ils pas aussi parfois une pression à la « réussite », qui peut les désavantager dans leur parcours scolaire, notamment en ce qui concerne leur orientation ?

Des choix qui influencent la trajectoire scolaire de l’enfant

Les choix effectués par les parents durant la scolarité obligatoire de leurs enfants peuvent influencer la trajectoire et la réussite de ces derniers étant donné les disparités, parfois très subtiles, qui existent entre établissements scolaires, filières et options d’études.

Sylvie, enseignante en français dans une école secondaire de la région liégeoise et maman d’un garçon venant de terminer ses études supérieures, remarque que la qualité de l’enseignement proposé par les écoles de sa région est inégale, et que des différences d’acquis d’apprentissages fortes entre élèves existent au terme du parcours scolaire obligatoire. Connaitre l’offre éducative, mais aussi être informé sur ces contextes d’enseignement inégaux, conscient des enjeux potentiels liés au choix d’école, n’est sans doute pas à la portée de tous les parents. Pour Sylvie, les parents enseignants sont avantagés dans leur choix d’école, car ils ont plus d'informations sur la renommée, la réputation, l'efficacité des écoles[4]. C’est également le constat que fait Hugues Draelants, professeur de sociologie à l’UCLouvain, qui parle des parents enseignants comme étant des « initiés » dont la supériorité (…) en termes de connaissance du système, des bonnes filières, des choix porteurs, etc., semble évidente[5].

Pour lui, cette connaissance fine du système scolaire concerne aussi les parents diplômés de l’enseignement supérieur, qui seraient plus compétents que d’autres pour rechercher des informations, mais aussi pour les organiser et les mobiliser, ce qui leur permet d’accompagner leur enfant dans son orientation, en anticipant par exemple d’éventuels prérequis nécessaires à certaines filières scolaires et professionnelles[6]. Ces compétences liées à la recherche et au traitement de l’information sont également précieuses en cas de difficultés scolaires de l’enfant ou d’échec. Par exemple, dans l’introduction d’un recours contre une décision du conseil de classe, connaitre et être à l’aise avec cette procédure est un véritable atout pour obtenir gain de cause pour son enfant, estime Laure, enseignante en études du milieu au premier degré du secondaire et maman de deux grands adolescents[7].

Mais le capital informationnel des parents ne serait pas qu’une question de compétences, il serait aussi lié à des inégalités dans l’accès à l’information. À côté d’une information officielle, accessible à tous les parents via divers canaux (brochures de présentation, journées portes ouvertes et sites internet des écoles, de la FWB, etc.), très abondante, ce qui rend compliquée son intégration et son utilisation par les parents, existerait une information officieuse moins accessible, transitant par le « bouche à oreille » ou les réseaux sociaux, souvent moins consensuelle, plus personnalisée et plus utile[8].

La chercheuse en sciences de l’éducation, Annie Da-Costa Lasne, qualifie de « non générique » ce second type d’informations, expliquant que les parents enseignants sont plus compétents que d’autres pour les obtenir et les valoriser[9]. Mais, n’est-ce pas évident étant donné que ces parents travaillent à l’intérieur du système éducatif ? Ces « compétences » liées aux informations non génériques dépendent en fait de facteurs sociaux, sur lesquels les individus ont peu de prise. Pour Hugues Draelants, les parents ne sont donc pas égaux face à ces informations ; plus leur réseau social personnel (amis, collègues…) est large et diversifié, plus leur accès à des informations officieuses de qualité est important[10].

Choisir la « bonne » école…

Au-delà de ces questions de compétences et d’accès à l’information, quels types d’informations recherchent les parents enseignants, notamment dans le choix d’école de leurs enfants ? Peut-on parler d’une « attitude stratégique » de leur part ?

Selon les recherches effectuées par Annie Da-Costa Lasne, les parents enseignants seraient surtout attentifs à la qualité des apprentissages scolaires et aux conditions pédagogiques de travail en classe[11]. Derrière les termes d’ « efficacité » et de « réputation », cités par Sylvie dans son évocation des écoles liégeoises, c’est aussi la qualité des apprentissages qui est visée, celle-ci se caractérisant, pour Sylvie, par un « niveau d’exigences suffisamment élevé ». Dans le choix d’école pour son fils, ce sont ce niveau d’exigences, mais aussi, et avant tout, « la dimension humaine », plus ou moins présente dans les écoles, qui l’ont guidée[12] !

Mais qu’est-ce qu’un « niveau d’exigences suffisamment élevé » ? Pour Sylvie, une école peut être exigeante sur le plan des apprentissages sans pour autant être élitiste ou excluante. Elle pense que des écoles avec des niveaux d’exigences très élevés accompagnés d’importants taux de redoublement ou des restrictions de filières, ne sont pas nécessairement un bon choix pour les enfants, en termes d’épanouissement et de réussite, car ces écoles donnent la priorité à des niveaux de performance et à une forme de compétition entre élèves, plutôt qu’à l’humain[13].

À cet égard, il est intéressant d’évoquer le phénomène psychologique du « gros poisson dans un petit étang[14] » qui montre que l’image de soi scolaire d’un élève est meilleure s’il se perçoit comme un gros poisson dans une petite mare plutôt que comme un petit poisson dans une grande mare[15]. En d’autres termes, fréquenter des pairs très performants n’est pas toujours positif sur le plan socio-affectif et par rapport à la confiance dans ses compétences scolaires. Un élève sensible aux comparaisons sociales, qui se trouve dans une école élitiste ou exclusive, entouré de très « bons élèves », risque fortement de développer un faible sentiment de compétence, ce qui a une incidence négative sur sa réussite scolaire. Ce phénomène vaut pour tous les élèves, y compris ceux qui ne sont pas confrontés à des difficultés scolaires.

Étant donné ces contextes d’enseignement inégaux et le libre choix d’école par les parents[16], qui avantage en général les élèves issus de familles favorisées sur le plan socio-culturel, l’UFAPEC est convaincue qu’il faut renforcer la qualité des apprentissages pour tous et produire plus d’égalité scolaire, ce que le tronc commun vise précisément[17].

Choisir les « bonnes » options…

Les enfants d’enseignants seraient les plus nombreux à rester dans l’enseignement général[18] jusqu’à la fin du secondaire[19], ce qui ne nous étonne pas vu que c’est dans cette forme d’enseignement que l’on trouve le moins de redoubleurs. Selon Annie Da-Costa Lasne, le « parcours scolaire sans faute » de ces élèves est notamment lié à la mobilisation de leurs parents, qui veillent à ce que leurs enfants se retrouvent dans les bonnes classes, celles qui offrent les conditions d’un apprentissage efficace. Pour ce faire, ces parents privilégient le choix d’options spécifiques, comme le latin par exemple[20]. Les résultats d’une étude exploratoire réalisée en 2024 par deux sociologues de l’UCLouvain confirment l’existence, dans les classes sociales favorisées, de logiques parentales cohérentes voire même stratégiques posées très tôt dans les parcours pour assurer des conditions optimales de réussite d’un projet d’études supérieures[21].

Dans l’enseignement secondaire, des options comme « latin-grec » sont fréquentées par des élèves très scolaires, ce qui n’est pas le cas d’options comme « sciences économiques » ou « sciences sociales », remarque Sylvie, qui pense que des parents informés et soucieux de voir leur enfant rester dans l’enseignement général ont intérêt à l’accompagner de manière stratégique vers ce type d’options au premier degré du secondaire, afin de s’assurer que leur enfant se retrouve dans une « bonne » classe, avec des conditions de travail propices aux apprentissages[22]. Mais, si elle a elle-même conseillé à son fils d’opter pour les langues anciennes, c’est principalement parce qu’elle est convaincue de l’apport du latin pour la maitrise de la langue française. Ce conseil s’est accompagné de discussions avec son fils sur le sens d’un tel choix d’option, sans pour autant en dénigrer d’autres.

Échanger autour des choix d’options avec son enfant et, plus largement autour de son projet scolaire, contribuerait significativement à une meilleure réussite, montrent différentes études en sciences de l’éducation, qui précisent néanmoins qu’en cas de projet fragilisé à cause de difficultés scolaires, ces discussions peuvent prendre un caractère négatif[23].

Pour Laure, voir ses enfants rester le plus longtemps possible dans l’enseignement général, au moins jusqu'en quatrième secondaire, était important pour qu’ils puissent conserver toutes les possibilités d’orientation et « ne pas se fermer de portes »[24]. Bien qu’ouverte à tous les choix d’orientation scolaire et professionnelle pour ces enfants et convaincue de la pertinence de se diriger vers un métier manuel (son conjoint est électricien), elle constate qu’il est très compliqué pour un élève qui se trouve en professionnelle de revenir dans l’enseignement générale. Elle déplore par ailleurs le fait que les élèves qui se retrouvent en technique de qualification ou en professionnel au deuxième degré du secondaire le sont généralement à la suite d’échecs, qui les ont restreints dans leurs choix.

La filière de qualification n’est pas valorisée à sa juste mesure, pensent autant Laure que Sylvie, qui regrettent l’image très négative qu’en ont les parents et certains enseignants, qui auraient « peur du public » fréquentant cette filière et qui y verraient une « forme de régression ». Accepter que son enfant choisisse librement une orientation professionnalisante est compliqué pour beaucoup de parents. Pourtant, un travail extraordinaire est fait par les enseignants dans cette filière et les compétences développées par les élèves sont impressionnantes, constate Sylvie, dont le conjoint enseigne dans une école technique et professionnelle[25].

Pour l’UFAPEC, une véritable éducation au choix doit se faire, comme cela est prévu dans les nouveaux référentiels du tronc commun. Cette éducation ne peut s’envisager qu’avec la pleine valorisation de nouveaux cours, comme la formation manuelle technique technologique et numérique (FMTTN) ou l’éducation culturelle et artistique (ECA). Tous les élèves doivent en effet pouvoir se rendre compte que le choix de la filière métier[26] au terme du tronc commun permet aussi de s’épanouir, d’accéder à un emploi gratifiant, et de développer une forme d’excellence[27].

Choix des enfants ou de leurs parents ?

Nous avons vu que les parents enseignants préfèrent que leurs enfants suivent un parcours scolaire spécifique : il s’agit d’être dans une « bonne » classe, propice aux apprentissages, ce qui suppose le choix de certaines options et filières. Ces préférences s’expliquent en partie par la connaissance qu’ont ces parents du système éducatif, qui fonctionne encore aujourd’hui avec des hiérarchies entre filières, des phénomènes de relégation, etc. Dans un tel contexte, n’est-il pas légitime que ces parents influencent la trajectoire scolaire de leurs enfants ?

Mais, les enfants d’enseignants, comme d’autres enfants dont les parents tentent d’influer sur la trajectoire scolaire, ne subissent-ils pas parfois une forme de pression familiale à la performance et à la réussite, avec la peur de décevoir leurs parents dans leurs attentes ? Et, certains enfants ne choisissent-ils pas certaines options pour faire plaisir à leurs parents, au détriment de ce qu’ils souhaitent, et au risque de poursuivre dans une voie qui ne leur convient pas ?

Pour Muriel, dont la maman enseignait dans l’établissement où elle était scolarisée, les années d’école ont été difficiles car elle avait des résultats scolaires très moyens, et qu’elle n’aimait pas aller en cours : je n’étais pas scolaire, pas en adéquation avec ce qu’on attendait d’un enfant d’enseignant. Mes professeurs et mes parents estimaient que j’aurais dû avoir de meilleurs résultats[28]. De la même manière, Olivier se souvient avoir opté pour l’option « maths fortes » en secondaire pour répondre aux attentes familiales (la maman d’Olivier enseignait les mathématiques), ou à ce qu’il pensait être ces attentes, alors qu’il détestait cette discipline[29] !

Ces deux témoignages montrent que les pressions exercées sur l’enfant peuvent être multiples, provenant des parents, de l’école, mais parfois aussi de l’enfant, et qu’elles peuvent entrainer un vécu scolaire douloureux, une orientation non choisie, etc. Mais, on peut se demander si des pressions ne s’exercent pas aussi sur les parents enseignants, dont les collègues s’attendent aux bons résultats de leurs enfants. En ce sens, enseigner dans l’école de son enfant n’est-il pas source de difficultés et de tensions pour le parent et pour l’enfant ? Pour Jean-Yves Rochex, psychologue en sciences de l’éducation, vivre des expériences loin de ses parents, dans des lieux de vie qui ne sont pas les leurs, est important pour l’enfant, qui, pour grandir, doit pouvoir se différencier de sa famille[30]. L’école est un de ces lieux de vie dans lequel l’enfant, pour autant que son expérience y soit positive, peut découvrir de nouveaux horizons, transformer son rapport au monde et commencer à construire son identité et sa propre trajectoire.

La pression plus ou moins prononcée de l’environnement familial sur l’enfant renvoie aux différentes formes identitaires qui habitent l’adolescent dans son processus de développement, et plus précisément à l’« identité assignée », celle des attentes parentales, familiales et sociétales, contre laquelle le jeune doit parvenir à construire sa propre identité[31]. Pour l’UFAPEC, l’école doit être un lieu de vie permettant à chaque enfant de construire progressivement son « identité engagée », celle qu’il choisit dans laquelle il s’engage à devenir. Comme le dit Sylvie, la réussite n’est-elle pas le fait de trouver sa voie, et de bien faire ce qu’on aime[32] ?

Conclusion

Grâce à leur connaissance fine du système éducatif, les parents enseignants sont particulièrement au fait des différences, voire des inégalités, qui existent entre établissements, filières, options, etc., ce qui les motive à accompagner de manière plus stratégique la trajectoire scolaire de leurs enfants (choix, orientation) afin d'optimiser les conditions d'apprentissage de ces derniers et leur réussite.

Dans un système éducatif encore inégalitaire, comme celui de la FWB, les choix scolaires opérés par les familles sont l'un des facteurs permettant de comprendre comment les inégalités sociales qui existent entre les élèves se transforment à l'école en inégalités scolaires. Les familles ne sont en effet pas égales face à ces choix, qui dépendent notamment de la conscience qu'elles ont des enjeux potentiels liés à ces choix, de leurs compétences à rechercher, organiser et mobiliser des informations, ainsi que de leur réseau social personnel qui leur donne plus ou moins l'accès à des informations personnalisées, de qualité, non génériques. Le capital informationnel des parents enseignants, plus important que celui d'autres parents, s'explique notamment par leur réseau social large et diversifié, proche du système scolaire.

Pour l'UFAPEC, le tronc commun doit permettre de diminuer ces inégalités scolaires. Par ailleurs, l'UFAPEC espère que la plus grande diversité des disciplines scolaires durant le tronc commun, qui comprend notamment des cours manuels, ainsi que l'éducation au choix qui fait partie des nouveaux apprentissages, aideront les élèves (et leurs parents) à choisir de manière éclairée et sereine leur orientation "post tronc commun", qu'elle se concrétise dans la filière métier ou dans la filière de transition. Mais un tel choix positif ne pourra se réaliser que si tous les acteurs scolaires étendent leur représentation de ce qu'est "la réussite", qu'elle soit scolaire ou professionnelle.

 

Sybille Ryelandt

 


[1] Cf. RYELANDT S., En quoi l’éducation familiale impacte-t-elle la réussite scolaire ? Le cas particulier des enfants d’enseignants, analyse UFAPEC 2024 n°22.24 : https://www.ufapec.be/files/files/analyses/2024/UFAPEC_2224-Reussite-enfant-prof.pdf

et RYELANDT S., En quoi le suivi du travail à domicile influence-t-il la réussite scolaire ? Le cas particulier des enfants d’enseignants, analyse UFAPEC 2024 n°24.24 : https://www.ufapec.be/files/files/analyses/2024/UFAPEC_2324-Enfant-de-prof-trvx-domicile.pdf

[2] Idem.

[3] Dans cette analyse, nous ne distinguons pas les types d’enseignants (maternelle, primaire, secondaire, enseignement de transition, de qualification…), mais leur connaissance du système scolaire diffère certainement.

[4] Interview de Sylvie (nom d’emprunt), réalisée le 24-10-2024.

[5] DRAELANTS H., Comment l’école reste inégalitaire. Comprendre pour mieux réformer, Presses Universitaires de Louvain (PUL), 2018, p. 68.

[6] Ibidem, pp. 67-69.

[7] Interview de Laure (nom d’emprunt), réalisée le 09-10-2024.

[8] DRAELANTS H., op.cit., p. 67.
Notons que certaines familles défavorisées sont démunies face à des informations de plus en plus digitalisées. Selon le dernier baromètre de l’inclusion numérique de la Fondation Roi Baudouin, en 2023, 40 %.des Belges âgés de 16 à 74 ans étaient en situation de vulnérabilité numérique, avec de faibles compétences numériques, et 11 % des personnes avec de faibles revenus n’avaient toujours pas de connexion internet à domicile, cf. https://media.kbs-frb.be/fr/media/11912/zoom_barometre_inclusion_numerique

[9] DA-COSTA LASNE A. (sous la direction de Marie Duru-Bellat., La singulière réussite scolaire des enfants d’enseignants : des pratiques éducatives parentales spécifiques ? Éducation. Université de Bourgogne, 2012, p. 331 : https://theses.hal.science/tel-00781692/document

[10] DRAELANTS H., op.cit., p. 69.

[11] DA-COSTA LASNE A., op.cit., pp. 312 et 336.

[12] Interview de Sylvie, op.cit.

[13] Idem.

[14] Ce phénomène, inventé par le psychologue de l’éducation Herbert W. Marsh, est avant tout connu sous son nom anglais : « big-fish-little-pond effect » (BFLPE).

[15] MERLE P., Les pratiques d’évaluation scolaire : historique, difficultés, perspectives, Paris, PUF, 2018, pp. 218-219.

[16] En Belgique, la liberté du choix d’école est garantie par l’article 24 de la Constitution. Néanmoins, depuis 2007, l’inscription en première année de l’enseignement secondaire est régulée par une procédure spécifique. Cf. code de l’enseignement fondamental et de l’enseignement secondaire, articles 1.7.7-5 à 1.7.7-37.

[17] Le nouveau tronc commun du Pacte d’excellence constitue le nouveau parcours d’apprentissage commun pour tous les élèves de la 1e maternelle à la 3e secondaire. Le tronc commun est actuellement déployé jusqu’en 5e primaire (année 2024-2025). D’année en année, il le sera jusqu’à l’année 2028-2029.

[18] Pour info : l’enseignement secondaire ordinaire de plein exercice (deuxième et troisième degrés) s’organise en filière de transition et en filière de qualification. La filière de transition comprend un enseignement général et un enseignement technique ou artistique de transition, tandis que la filière qualification comprend un enseignement technique ou artistique de qualification et un enseignement professionnel.

[19] Selon une étude effectuée à la fin des années 2000 en Hainaut sur les déterminants sociaux de l’échec, ce sont les enfants d’enseignants qui sont les plus nombreux à se trouver dans l’enseignement général dans le dernier degré du secondaire, cf. HIRTT N. et KERCKHOFS J.P., Inégaux devant l’école. Enquête en Hainaut sur les déterminants sociaux de l’échec et de la sélection scolaire, APED, 1997, chapitre 3, p. 24 : https://www.researchgate.net/publication/317013900_Inegaux_devant_l'ecole_Enquete_en_Hainaut_sur_les_
determinants_sociaux_de_l'echec_et_de_la_selection_scolaires
  

[20] DA COSTA LASNE, op.cit., p. 310.

[21] BALFROID L. et DRAELANTS H., Les « héritiers » d’aujourd’hui. Une mise à l’épreuve empirique du concept soixante ans après Les Héritiers, dans Les Cahiers de recherche du GIRSEF – UCLouvain, n°134 – Décembre 2024, p. 20 : https://ojs.uclouvain.be/index.php/cahiersgirsef/article/view/86233

[22] Interview de Sylvie, op.cit.
Au troisième degré du secondaire, les options mathématiques fortes et sciences fortes semblent actuellement privilégiées par les familles favorisées, au détriment des langues anciennes, ce qui indiquerait une évolution dans la hiérarchie des options, avec une valorisation d’un capital culturel plus scientifique, cf. BALFROID L. et DRAELANTS H., op.cit., p. 18.

[23] DA COSTA LASNE, op.cit., pp. 100-101.

[24] Interview de Laure, op.cit.

[25] Interview.de Sylvie, op.cit.

[26] Pour info : à l’UFAPEC, nous privilégions l’appellation « métier » pour parler de la filière qualifiante de l’après-tronc commun.

[28] Interview de Muriel réalisée le 9 janvier 2025.

[29] Interview d’Olivier réalisée le 10 janvier 2025.

[30] Pour aller plus loin sur cette question, lire et écouter : Jean-Yves Rochex : avec Henri Wallon et Lev Vygotski », Institut Français de l’Éducation, le 28-04-2019 : https://centre-alain-savary.ens-lyon.fr/CAS/education-prioritaire/les-formations-education-prioritaire/jean-yves-rochex-avec-wallon-et-vygotski

[31] Les deux autres formes identitaires sont l’identité désirée et l’identité engagée, cf. Être parent d’un jeune qui s’oriente, Les Cahiers du CIO numéro 5, éd. CIO-UCL, 2019.

[32] Interview de Sylvie, op.cit.

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